Publié par FN81

Ils se meurent….

Dans la nuit du 23 au 24 février les agriculteurs Tarnais ont dit leur ras-le-bol et fait entendre leur voix, celle de la France des méprisés. Ils ont crié leur colère et leur désespoir, face à un gouvernement sourd et aveugle à leur misère. Une action symbolique déclenchée comme un ultime avertissement.

A Castres, Gaillac, Alban, Carmaux, Réalmont, Lavaur, pas de dégâts, ils ont seulement déversé des branchages, des pneus et du fumier devant des administrations devenues les "Kommandanturs" d'une Union européenne dirigée par des commissaires non élus.

La crise que traverse cette profession est sans précédent : un agriculteur se suicide tous les deux jours, et près de 25 000 exploitants français sont au bord du dépôt de bilan… Voilà la France voulue par François Hollande et ses prédécesseurs, de droite et de gauche, celle qui a donné les pleins pouvoirs à Bruxelles contre l'avis de son propre peuple (référendum de 2005).

Une Europe qui, depuis qu'elle a abandonné le "Marché commun" pour une Europe fédérale, clone des Etats-Unis, programme la mort des exploitations agricoles familiales pour les remplacer par des multinationales, pour le plus grand profit d'actionnaires anonymes.

Nos agriculteurs veulent vivre du fruit de leur travail. Ils sont la France qui se lève tôt et qui travaille dur, ne l’oublions jamais !

Jean-Paul PILOZ

Conseiller municipal et communautaire de Castres

Conseiller régional de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées

Ils se meurent….

Quelle est l’ampleur du phénomène ?

(...) 2 suicides par jour, ou 1 tous les deux jours ? Ce n’est du tout la même chose (une différence de 1 à 4 !). Aucune politique sérieuse pour endiguer le phénomène ne peut être menée sans connaître son ampleur. Il faut donc commencer par là : chiffrer, avec le plus d’exactitude possible. (...)

(...) L’exagération éventuelle du phénomène, mise en avant par ceux qui n’ont pas voulu s’en préoccuper jusqu’à présent, ne se fonde finalement que sur les chiffres officiels, une étude rendue publique fin 2013 et évoquant les années 2007 à 2009... En d’autres termes, depuis 2009, nous ne savons, officiellement, rien.

Il conviendrait donc de se soucier, pour de bon, de connaître l’ampleur de ce à quoi il faut faire face. La politique de la poussière sous le tapis ne peut plus durer, et cela grâce à la médiatisation.

Mais comment chiffrer ? Une autre enquête ? Celle de l’InVS (institut de veille sanitaire) en collaboration avec la Msa (mutualité sociale agricole) éditée en 2013 mais portant sur 2007-2009 présentait des défauts :

1. Il s’agissait d’une extrapolation généralisée d’après quelques résultats récoltés ;

2. Elle ne tenait pas compte des toutes petites exploitations ;

3. Elle ne prenait en compte que les suicides déclarés comme tels, alors qu’il arrive tout de même relativement souvent qu’un suicide soit déclaré comme « accident », ne serait-ce que si sa cause est l’endettement, pour que celui-ci ne vienne pas créer un autre suicide, celui de la veuve (et donc pour que l’assurance, qui exclut très souvent le suicide, puisse jouer) ;

4. Enfin, on l’a déjà dit plus haut, les dates : sortir des chiffres plus de 4 ans après, ce n’est pas acceptable... (...)

SOURCE : WIKIAGRI.FR (11 janvier 2016)
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