Publié par FN81

La Loi Notre (Nouvelle Organisation Territoriale de la République) qui constitue le 3ème acte de la décentralisation a renforcé le rôle des intercommunalités sous la férule des préfets.

Pourtant plusieurs éléments montrent que le fonctionnement de ces regroupements de communes déroge aux règles de la démocratie ou de la liberté.

Où est la démocratie quand le Front National qui représente au moins un quart des électeurs sur l'’agglomération albigeoise n'’est représenté que par un seul élu ?

En effet les 51 membres du conseil communautaire sont élus au suffrage indirect et ne sont donc pas représentatifs des différents courants d'’opinions. De plus la commune d’'ALBI dispose de 25 représentants alors que les autres communes ont 1 à 3 représentants selon leur importance.

Cette instance est donc non seulement éloignée des citoyens (qui connaît ses conseillers communautaires ?) mais en plus elle ressemble à une chambre d'’enregistrement où l'’opposition est mal venue.

Ainsi lors du dernier débat budgétaire est-il normal qu’il n'’y ait eu en tout et pour tout que mon intervention sur un budget de 95 Millions d'’euros ?

Où est la liberté quand toute demande de retrait d'’une commune qui souhaiterait sortir de notre intercommunalité, ne peut intervenir si plus d'’un tiers des conseils municipaux des 17 communes membres de la C2A s'’y opposent ?

Résultat, comme pour l'’Europe de Bruxelles, on a créé des mastodontes administratifs qui reprennent au fil de l'’eau toutes les compétences communales, alors qu’'il serait préférable pour le service rendu aux citoyens, la responsabilité des élus et les finances publiques de ne déléguer que certaines compétences à l’'échelon supérieur comme le développement économique ou la voirie.

Frédéric Cabrolier
Conseiller municipal et communautaire d'Albi (C2A)
Conseiller régional d'Occitanie
(Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées)
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